Lingots d’ordure, ors durs :

Ce sont des feuilles plastiques thermoformés, des présentoirs ou bien divers petits modules d’objets vendus par la grande distribution. Des éléments de présentation, des linéaires commerciaux qui sont ensuite jetés, consommés,
vidés, inutiles.

Je réutilise ces détritus, ces « ors-dures », recyclées dans une démarche artistique de sublimation de la matière. Le matériau « passif » de la société de consommation est revitalisé, réactivé. C’est aussi une critique de la condition humaine, de sa « jouissance » personnelle, individuelle, et de son « exhibition ».

Des vanités ostentatoires et putrides qui célèbrent une lutte entre le laid et le beau, la vulgarité.

Je suis partagé entre le fatalisme de la société de consommation et l’ironie par la réintroduction de « l’aura » de l’œuvre peinte. De la multiplicité de l’objet de la distribution consommé puis jeté, le geste pictural personnel rend ce même objet unique. Le déchet au dépend de la peinture « bourgeoise », objet élégant et décoratif de salon dans une installation gracieuse…

Des peintures qui deviennent objets d’adoration con(s)tante et non plus « déchets » de consommation, quoique
Lingot d'ordure