La transparence

Je travaille la transparence pour une raison chromatique. Elle exalte la peinture sans la « matérialité d’une toile ou d’une feuille dites traditionnelles, mais sur des surfaces qui s’effacent. Elle semble faire « respirer » la couleur et ainsi la lumière.

Déjà, la peinture est la métaphore de la fenêtre, des « tableaux vitraux ».

Je questionne la peinture : densité-immatérialité, plan-volume, transparence-opacité, rigueur géométrique et traces du geste, plein-vide, ombres et lumières… Je cherche une harmonie, un équilibre dans l’exploitation du vide pensé comme un espace énergique, la transcendance d’une peinture lumineuse et légère.

L’espace externe est un acteur formel où le matériel et l’immatériel se rejoignent dans un jeu de déplacement des données. L’immatérialité (l’invisible) devient réelle et le matériel devient spirituel car transcendé.

Je suis à la recherche d’une couleur « pure » qui déterminerait ainsi sa forme sur une surface qui s’efface. La transparence est un espace de dématérialisation et d’ouverture, de passage entre intérieur et extérieur, intime et social, esprit et réalité. Les reflets engendrent des espaces déformés, ombres tournoyantes, instables. Ils se font aussi l’instrument de transformation et de décomposition de l’espace réel : le désordre sans fin de ses reflets et sa relation toujours renouvelée avec la lumière, les lumières.

Le vide est pensé comme un espace de « réflexion »…

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